Poésie libre

Vendredi 20 juin 2008


























        ÉVASION SUR AILES D’AVION


Nos rencontres d’amants cherchent clandestines un décor
Et se posent invisibles dans le tumulte mouvant de l’aéroport.

Devant ces ailes aux cieux rodées
nos délires en partage s'exposent...
ici veulent-ils apprendre à voler,
où farouchement rapprochés ils explosent?
Sur les oiseaux mécaniques vont-ils s'embarquer ?
Toi, moi... ici, ailleurs, nulle part? propose! et j'ose!

Nos envies frémissantes au-delà des vitres glissent
vers les grandes ailes  reines de la place...
dans  l'interdit cockpit, secrètement se hissent,
collées au hublot, elles contemplent leurs audaces,
s'emparent des commandes vers l'espace
pour dériver vers des cieux délicieusement propices
ne s'interdisant plus aucun voluptueux caprice!

Embarquement immédiat
Décollage...
L'avion aveugle à nos rêves prête ses ailes
mais, nous laissant à nos promesses flottants,
s'élève, s'éloigne en un voyage trop réel...

Derrière les baies encore attablés,
alors dans les volutes émanés des tasses
s'élancent fous nos désirs insensés
pour encore s'évaporer sans laisser traces,
ne nous laissant que la réalité
où en amants avides nous abandonner.
L'un à l'autre nous adonner
A corps perdus nous évader ;
et, folie,  vivre plutôt que rêver !!


L’horloge trotte tourne et passe
Sans que nous n’ayons quittés place.
Un lieu, un rêve…
Ici, notre trêve.



                                                                                                                         SandrineG










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Samedi 31 mai 2008








          TIC-TAC SONNE          




Horloge sur l'heure de personne,
téléphone qui sonne,
c'est toi?
c'est toi ; étincelle!

 Et le temps s'emplit de tes mots
 l'espace résonne de tes sourires
 ma langue se délie en doux délires
 et taquin tu provoques en échos,
 de parler, parler, se parler nous envahit le désir,
 heureux nous nous laissons porter par nos flots.

 Le temps perd ses repères
 et les minutes s'égrènent folles
 les paroles libres s'envolent
 en complices nous ne savons plus rien nous taire.

 Délices des langues aux oreilles
 pour un bonheur des coeurs qui s'éveille.
 Nos battements s'unissent,
 nos mots se nouent,
 notre temps se tisse.

 Impression magique d'un univers dérobé
 où nous glissons en liberté...
 où nous glissons mots à mots, coeur à coeur, liés;
 en complices nous traversons nos moments à nos vies volés.

 En complices, à nos vies cachés
 en complices, aux autres masqués
 en complices, aux convenances soustraits...

 Horloge sur l'heure qui frissonne


SandrineG










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Mardi 11 décembre 2007





À l'heure où le passant délaisse
indifférent le banc public,
la feuille rousse s'y glisse
dans la lumière oblique.

Derniers instants à vivre du soleil,
bien loin déjà les fleurs, les abeilles.
Elle va s'éteindre bientôt
dans la saison qui tourne
dessinant sur son passage
l'ombre d'une vie près des oiseaux.

Siffle encore un coup de vent,
son ultime bruissement,
elle descend vers l'oubli vers l'hiver.
Une étoile rouge s'incruste sur la terre.

























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