Dimanche 25 mai 2008
BANG BIG
J’ai dérivé mes heures à ton abîme
qui aspire et refoule aux marées de mon doute ;
j’ai ouvert ma tombe dans tes yeux
au bord du saut noir au fond de l’aveugle
toute onde âme et vagues veines reprise par l’abysse
Et je pleure l’Eden noyé jardin d’espérer
qui s’écroule dans nos paumes,
les palais effondrés ruines au sein des cœurs,
pour l’hydre amer qui étouffe mon air
de ses dents ancrées dans mes poumons
Larmes coulent et sangs s’enfuient en fin de monde.
J’ai dérivé mes heures à ton abîme
au bord du saut noir au fond de l’aveugle
et je n’ai plus de peur
Les soleils morts ont changé de galaxie
des inconnus ténèbres surgissent les lumières
des sépultures explosent les vents
accourent les Anges,
par mes yeux creusés jaillissent les magmas essentiels
énergies de nouveau monde qui emplissent
Éclair créateur
Par les cratères béants j’ai atteint les cœurs
La Terre m’habite
Moi unie vers moi Univers
SandrineG

