Dimanche 3 décembre 2006
Un jour, un soir, ici, un écran, un hasard… Tu dis que le hasard est un point où passe le chemin. Où sont passés ensemble nos chemins. Et nos pas ont regardé dans le même sens, l’un vers l’autre. L’Amour, l’envie de mêler nos histoires.
Nous avons mêlé nos mots, nos regards, nos lèvres puis nos corps. Un peu de nos secrets.
Aux premiers échanges, tu me confiais avoir quitté ton alliance, mais pas ton foyer…
Aux premières caresses, tu me confiais cette autre histoire, le rêve, l’espoir… Juste frôlée mais jamais oubliée ; toujours présente. Des questions, des attentes au fil des mois et des années et encore en suspens.
Une rencontre folle, de celles qui tiennent du mystère, et vos fuites en échos tentaient des approches qui ne s’enchaînaient qu’en rendez-vous manqués. Dans les lignes vous vous êtes cherchés, ces « entre-nous » du quotidien où vous laissiez tour à tour, sans ordre, les traces de vos pensées, de vos sentiments (?), de vos quêtes… Sans jamais réellement savoir, sans réponse.
Parfois tes doutes, jusqu’à l’identité de cette interlocutrice qui ne s’est jamais confirmée, t’ébranlaient jusqu’à imaginer que ce n’avait jamais été que chimère. Mais ce souffle des mots surveillés derrière les feuillets du journal entretenait ce rêve d’une autre vie pour continuer à résister dans la tienne, chez toi où tu avouais te sentir étranger ; jusqu’à cette erreur même –les lignes à l'identité incertaine, toujours – alors que l’histoire semblait pouvoir retrouver son fil.
Mais Nous s’est révélé, est né. J’ai cru qu’il était fort, de la taille à étouffer cette histoire. Nous, c’est l’Amour, en réalité. Pas une chimère, ni un rêve ou un espoir. Une réalité, riches de rêves et d’espoirs à partager, à vivre ensemble.
Mais dans ton esprit il y a dix années alimentées de cette présence dans l’irréel, si dense que tu ne peux te libérer de cet espoir fou de la voir un jour être réelle.
Tu n’arrives pas à choisir où tu veux faire basculer ta vie.
Cette femme, tu veux la rencontrer ; oui il le faut –trop d’incertitudes
Mais je croyais, du moins j'espérais que c'était pour pouvoir mettre un terme à cette histoire qui n'a pas pu être, pour l'enterrer définitivement et pouvoir repartir... non pas dans l'espoir de la faire peut-être vivre!
Que tu aies besoin de la voir, de lui parler, de vous expliquer, je le comprends... je le crois même nécessaire, mais que suis-je moi? Que puis-je attendre alors que tu me demandes si je suis prête à faire le chemin avec toi puis, ensuite, ma réponse sur les lèvres, m’expliquer que « c’est elle ou toi pour l’avenir».
Je suis là, et je T'aime vraiment. Ces mots c’est la sensation d’angoisse absolue, qui vous noue l’âme et la chair au plus intime.
Et de nos douleurs intimes et qui font mal à l’autre nous n’avons que des mots trop petits que nous hésitons à nous donner.
Il y a tellement à se dire…
De toi, de moi, de nos sentiments, de nos histoires…
Et souvent face à face, les mots se nouent d’émotions et nous ne savons qu’échanger nos lèvres en baisers, en paroles silencieuses ; mais là derrière nos écrans –comme protégés ? moins découverts au regard de l’autre – nous disons, à claviers déliés.
Quel est ce médium si incroyable qui est la distance et nous permet de nous confier.
Un peu de toi, de moi, de nos sentiments de nos histoires déposés ici…
Mais n’est-ce pas ici que nous nous sommes trouvés ?
De : Moi@mail.com
Objet : Elle... moi
Date : 6 août 2006 13:29
À : TOI@mail.com
TOI,
Excuse-moi de n'avoir la force que de dire par ici et de ne pas savoir exprimer au téléphone, où tout se noue en une boule étouffante au fond de la gorge,
ce que suscite en moi cette histoire...
Je devinais, je sentais qu'il y avait eu un message: je te sens moins vers moi...
Et ce mal à m'endormir, ce besoin d’écrire et des dessins, n'est autre que ça.
Je t'entends dire que si tu étais sûr, tu partirais de suite...
mais comme il est douloureux de finalement sentir que cette rupture avec ta vie actuelle, n'est pas significative d'un pas vers moi.
Et j'attends là, à me demander comment me battre face à ce rêve, ce mystère.
Et je suis là, avec la force simple et douce de mon Amour pour Toi, dans la réalité.
Et je suis là, avec la volonté, la certitude d'un bonheur à construire avec Toi.
Tu veux, tu vas la rencontrer; mais au-delà de la rencontre, de l'explication, qu'espères-tu, que veux-tu? et de Nous qu'attends-tu, que souhaites-tu?
Je ne peux rien te demander, ce rêve, ce choix n'appartient qu'à Toi, mais ne me laisse pas longtemps dans cette angoisse rongeante!
Je T'AIME et c'est entière que je me donne à Nous -et tu as eu des mots forts me confortant dans cette voie, alors j'ai besoin de savoir si ce n'est pas dans le vide que je me suis jetée.
Excuse-moi de ces mots-là, mais je suis sûre que tu comprends.
Je T'embrasse, sens-tu l'Amour pour Toi?
Sandrine
De : TOI@mail.com
Objet : AmourL'Amour
Date : 6 août 2006 16:26
À : Moi@mail.com
Sandrine, je t'aime et le choix se porte de savoir si cette personne que j'aime peut-être en rêve est vraie ou pas...
Ce que je veux savoir c'est cela... le choix de ma vie est conditionné à cela...
Toi et moi
ou
Elle et moi
Je ne peux te dire plus, ni mieux.
Je sais ton Amour.
6/08/06, 18:42
Message instantané Internet avec TOI@mail.com.
TOI est maintenant connecté.
-Ici
le temps de Toi
-Ici moi aussi...
-...tu veux me dire quelque chose Sandrine...?
-Que dire... les mots, le souffle me manquent...
-Que ressens-tu…?
-juste te dire que mon Amour à moi existe, fort, réel!
-Je le sais, Sandrine
-L'angoisse de n'avoir peut-être que le vide face à tout ce que j'éprouve, ce que j'espère
comme si l'on me disait que peut-être demain on me retirera l'air
-je ne peux ni te rassurer ni ... mais je suis avec Toi là, ici et maintenant.
-Qu'espères-tu de Nous?
-J'espère que cela continue,
que tu me rendes Heureux ;
et tout.
-Je ne le peux si tu es " là-bas "
-Seulement je veux éclaircir cette relation,
est-ce vrai son Amour déclaré, le mien pour Elle...?
-Et s'il est vrai?
-Je ne t'ai jamais caché quoi que ce soit.
-Je le sais, je t'en remercie.
-Si il est Vrai
Dilemme!
-Je suis LÀ, je me donne à Nous,
Elle?
-Elle?
Elle dans un sens aussi.
Seulement dans un sens.
Si c'est vrai, elle aura tenu dix ans à espérer...
-Et à refuser...
-Si c'est vrai c'est un Amour incroyable de ce côté-là aussi mais...
Je ne peux supputer, il faut éclaircir.
Oui aussi à refuser quelque chose, un je-ne-sais-quoi qui lui paraît insupportable et à espérer que le supportable advienne...
-J'espère que vite tu le pourras et je le crains aussi, mais je ne peux rester ainsi
-c'est pareil pour Moi et Toi
-J'y ai cru tellement!
-Tu peux y croire encore
-Croire quoi... que peut-être tu vas choisir l’autre
-Ne sois pas défaitiste avant que je ne la rencontre,
d'ailleurs je ne sais pas si cela sera possible.
Non j'ai un choix à faire
-Je ne suis pas défaitiste, mais j'ai mis tout moi vers Toi,
-Je sais cela
-alors, j'ai aussi peur de m'écraser au fond d'un vide,
-Je suis là, ici, de l'autre côté du miroir,
-ce qui ne veut pas dire que je ne bats pas pour faire vivre NOUS
-n'en sois pas effrayée
19:00
-Si tu choisis Elle, que suis-je moi?
-Sandrine, ne fais pas de supputation sur l'Avenir,
nous sommes ensemble.
Elle peut n'exister que dans ma tête et ainsi....
-Tu ne peux pas m'empêcher de penser que "pour l'avenir, c'est elle ou moi" –tes mots !
-Je ne t'empêche rien ;
je tente de te dire que nous sommes bien ensemble
-OUI
-même très bien,
-et Nous n'est pas qu'un rêve,
-c'est tout
-je veux que cela dure, je veux construire ce bonheur avec Toi.
-Je Le sais
Et je m'en réjouis
Rien dans ma tête n'est fait avec Elle
Le Sais-tu?
-Qu'espères-tu?
-Un Amour
-Tu l'as ICI
-avec Toi ou Elle.
Je ne peux pas être plus précis
Tu ne pourras rien te reprocher si je choisis Elle
-Tu as cet Amour, il est là, je suis là
-mais moi Oui
Si Elle existe vraiment, à ce moment-là j'aurais à faire ce choix
mais pour l'instant c'est TOI TOI et Moi, Toi avec moi.
-Quand essaieras-tu de créer cette rencontre?
-Je ne peux en dire plus Sandrine ;
si je pars au Moyen-Orient, j'espère avant
-Je suis ici aussi, avec TOI
-Sandrine on tourne en rond
-Il faudrait... tes projets se précisent?
-J'ai une autre piste pour ce voyage.
-Je ne crois pas que nous tournions en rond... je sais mieux où tu en es.
-Je n’ai pas réussi à voir ce médecin libanais pour l'instant, mais j'aurai un contact bientôt
-Une autre piste?
-Je peux y passer tout à l'heure en repartant d'ici peut-être
-Et ton projet, comment se dessine-t-il?
-Sandrine: « je ne crois pas que nous tournions en rond... je sais mieux où tu en es » Pour répondre : Je suis avec Toi Sandrine
-...OUI, mais comprends que j'ai besoin de savoir ce que tu ressens... d'Elle et de Moi ;
et merci de me dire
-Et qu'en penses-tu?
-Je comprends, j'ai compris ce que tu écris.
Ce que je pense de?
-De notre échange
à L'Amour
-Je connais l'angoisse, comme une suffocation et l'Amour comme un Bonheur inespéré...
Mais les deux sont en moi et j'espère, je me battrais pour que tu viennes vers ce qui existe, que tu en sentes la force et tout ce que je crois possible, que tu ne veuilles que Nous.
-Je le sais et je le sens
-Je me demande aussi parfois ce qu'il manque ici pour Toi, pour qu'encore tu puisses espérer ailleurs
-Je n'espère pas ailleurs,
je veux savoir,
c'est quelque chose de très TROP? Fort ;
que je ne puisse savoir me rendrait pas bien,
j'ai espéré très longtemps
-Je comprends ce besoin de savoir, mais tu dis aussi que le choix sera à faire, ce qui veut dire que tu peux partir vers elle...
TOI et MOI existe!
-C'est tout ce que j'ai désiré pendant ces années ;
je ne voyais qu'Elle,
me comprends-tu?
-Je sais.
-Elle m'a aveuglé,
je veux savoir ou tenter de savoir
-OUI, je te comprends, mais je vois aussi que rien n'a pu exister,
alors que Nous est né.
-OUI Car il n'y avait qu'Elle devant MOI.
L'espoir de la rencontrer m'a tenu
-Elle qui ne voulait pas
-pour lui dire et savoir
-qui ne faisait pas le pas vers toi
-Je me suis mis dans la tête qu'elle le faisait avec ces messages
-C'est irréel... elle n'a pas accepté de venir réellement vers toi, de construire quelque chose.
-C'est un fait
-Un fait... ? ces messages ou ce refus?
-Ce refus.
En cours de route, elle m'a averti de son choix de me voir libre avant tout.
Apparemment elle s'y tient.
-Comment l'a t-elle fait?
-Par voie de presse ;
l'année dernière elle me téléphonait sans dire un mot
-Mais lorsque tu t'es libéré, lorsque tu lui as montré ce que tu pouvais faire pour aller vers elle, elle n'est pas venue vers toi…
-et tout le reste.
Oui,
elle pensait que je n'étais pas libre ;
c'est ce que je me suis dit.
-Et toi, que lui disais-tu lors de ces appels silencieux?
Tu lui avais montré que tu étais parti de chez toi...
-Peut-être pas assez clairement
19:30
-Mais pour l'instant nous en sommes là et tu Existes Sandrine,
toi et Moi
-OUI, et je te montrerai, je te donnerai cet Amour si fort.
"Peut-être pas assez clairement" c'est aussi assez facile, voire lâche de ne pas avancer un minimum alors que tes pas vers elle étaient manifestes...
-Assez parlé d'Elle, NON?
-Excuse, je ne veux pas juger, mais je suis de ceux qui FONT.
Oui, parle- moi de TOI.
-Ne sois pas ainsi
-Pas ainsi? je veux dire que je ne suis pas passive dans ma façon d'avancer ma vie, que je m'engage et que je réponds à ce qui m'est donné
Et je répète que je ne juge rien, j'essaie juste de comprendre aussi...
-OUI un peu "vacharde" sur cette Femme
-Moi?
pour elle?
-Un peu tout de même.
Bon parlons d'autre chose,
demain je suis avec Toi
-OUI?
Tu rentres ici?
-OUIOUIOUIOUIOUIOUIOUI
-...juste pour conclure: je crois que l'Amour est une force... pas juste une attente et je n'ai pas l'impression qu'elle ait été, qu'elle ait agi pour que quelque chose existe.
-!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
-Que dis-tu là?
-OUI!
Moi je serai demain avec Toi si tu existes.
-JE SUIS LÀ,
NOUS SOMMES.
C'étaient pour quoi tous ces !!!! ?
-Pour toi
-Demain, comment?
-Là.
Je vais quitter bientôt,
j'espère te voir demain.
-Demain dis-moi?
OUI
-Matin?
-Je suis ici et où il faudra pour être avec Toi,
autant, comme et quand tu veux!
-Je t'embrasse ; je vais essayer de rencontrer ce Libanais.
-Bien, j'espère une rencontre fructueuse...
ton projet se prend-il forme aussi?
-Pas pour l'instant, j'ai besoin que l'on me parle de ce pays autrement que par média interposé.
Bises Sandrine.
-L'avis d'étrangers qui y sont allés est-il intéressant pour toi?
-Vraiment c'est ce que je cherche.
-Demain, j'ai un appel à passer... si un repas s'organise chez moi, viendrais-tu?
-Oui,
et comment!
-Peut-être un contact…
je te dirai mieux après l'appel ;
ce ne sont que des idées, des tentatives pour l'instant.
-Merci,
j'y vais,
BISOU X.
-Dis-moi tes projets, tes idées, tes pensées, je suis avec Toi ;
BisouX, bonne soirée.
-À quel propos Sandrine?
-TOUT,
Toi, ton travail.
-J'ai la tête vide là,
mais je pourrai t'en parler, demain.
-Ce n'est pas forcément dans l'instant,
-Bise.
-c'est dans "l'absolu".
Bisoux, par nuées comme des étoiles!
-Je quitte,
-Bon soir, bonne nuit.
-belle soirée.
TOI s’est déconnecté.
Quelques semaines après, à peine, un dimanche matin inattendu, bagages à la main tu as frappé, je t’ai ouvert, je t’ai gardé. Tu restes.
Je sais que l'histoire n'est pas résolue... que tu tentes de faire le vide après le silence qui répond à ta dernière injonction aux mots clairs; mais tes paroles sont parfois rares… Les bouffées d’angoisse alors s’insinuent sournoisement dans cet espace inoccupé.
Rassure-moi de ma présence dans ton cœur et tes pensées qui ne te donne plus le rêve inavoué de cette autre histoire, la certitude qui s’impose à toi que ta vie est bien là, avec moi, NOUS, que je n’ai plus besoin de t’attendre, que tu es arrivé définitivement avec bonheur où je suis depuis tes premiers mots.
Ne retiens pas ces mots –c’est un sentiment à exprimer, pas un engagement – dis-moi que tu m’aimes !
SandrineG

